Quant on pénètre dans un magasin de jeux vidéo, on quitte le monde réel pour l'imaginaire et le divertissement. Des centaines de boîte de jeux s'offrent à la vue du client. Ici, on vient chercher du carburant pour voyager avec sa console. La boutique de Marc porte l'enseigne " Je console " qui comprend 46 magasins répartis sur le grand Est, principalement sur la Lorraine. Marc a commencé comme vendeur en 2000 ; en 2004, il rachète le magasin et fonde une SARL avec un autre magasin " Je console " basé à Bar-le-Duc. " Je console est un groupement d'intérêt économique qui nous garantit le marketing et qui nous propose des prix à l'achat intéressant. On jouit d'une relative autonomie ", explique Marc. En échange, il s'engage à acheter régulièrement de la marchandise au groupe. Marc, prudent, n'avance pas ses chiffres de résultat, mais on comprend que l'engouement du public pour certaines consoles de jeux lui profite. " A Noël, j'ai vendu cinq fois plus de DS que de PSP. La X BOX 360 s'est également très bien vendue ", précise t-il.
Théologie
La spécificité d'un magasin de jeux vidéo par rapport à une grande surface réside dans la possibilité pour le client d'acheter ses jeux d'occasion et de revendre au magasin des jeux après utilisation. Ce commerce draine un public spécifique. " C'est vraiment un choix quand on vient dans un petit magasin spécialisé comme celui-ci, c'est presque théologique ", déclare Marc Gerome. Et de poursuivre : " Le jeu n'est pas uniquement une marchandise, on vient pour demander un conseil, pour des échanges. " Le samedi et le mercredi, Marc organise gratuitement des sessions de jeux de plateau. Elles permettent aux aficionados de la galaxie ludico virtuelle de se retrouver et de vivre ensemble leur passion. Avec comme résultat, une fidélisation de la clientèle. Le patron de " Je console " conduit sa barque de manière pragmatique et réfléchie. Résultat, sur les quatre magasins de jeux vidéo présents sur Verdun il y a encore un an, il est le seul sur la place aujourd'hui. " Verdun, c'est une ville de 20 000 habitants, il n'y a pas de place pour plusieurs commerces de ce genre, c'est le jeu de l'offre et de la demande ", précise t-il sans fanfaronnade. Aujourd'hui avec un vendeur et un apprenti pour le seconder, c'est lui qui mène le jeu.